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Souvenirs des années soixante à travers les livres et la presse

14 Jul

La mine et les mineurs aux 18ième et 19 ième siecles à travers la presse et les livres

la saga d'une famille de mineurs

Cent cinquante avant Germinal dans le Nord de la France des hommes descendaient déjà dans les entrailles de la terre pour en arracher le charbon. Avant même l'introduction de la machine. Ils ont été les acteurs majeurs de la première révolution industrielle. Parmi ces pionniers venus de Belgique où natifs du Nord on retrouve une trentaine d'ascendants directs de Nadine Bruniau, Laurence , Laurent ,Arsène Fievez ,Clément, Adrien Charlet. A tous ces Belges à qui l'ont doit la découverte du charbon s'ajoutent les habitants des villages voisins comme Bruille sur Escaut ou Fresnes sur Escaut. Leurs descendants partiront à Denain où s'ouvrent des mines , puis dans le Pas de Calais où déjà en

Habitants de Valenciennes. Au centre de l'image un mineur d'Anzin

Habitants de Valenciennes. Au centre de l'image un mineur d'Anzin

Histoire de la mine (Le petit journal 1906)

Dût notre vanité en souffrir,nous sommes obligés de constater à chaque instant que les Chinois ont tout découvert ou tout inventé avant nous. La houille était employée en chine un millier d'année avant notre ère. En Europe elle ne fut pas connue avant le onzième siècle. Dès l'an 1066, on trouve mentionnées dans l'histoire des houillères anglaises de la Newcastle sur la tyre. La Belgique commença un siècle plus tard l'exploitation des charbonniers du pays de Liège. Et tout de suite, l’usage du charbon de terre y devint général. Dans la principauté de Liège, en 1228, dans le Hainaut en 1229, plusieurs mines étaient en pleine exploitation. En France, il n'y eut aucune exploitation antérieure au XIV ième siècle. Les houillère de Roche la Molière, dans le Forez furent ouvertes vers 1320.Au quinzième siècle, on découvrit quelques gisements dans le Charolais, grâce aux indications d'ouvriers hennuyers employés par les ducs de Bourgogne. Et ce fut encore les Belges qui eurent la plus grande part à la mise en production de la houille dans le Nord

La mine et les mineurs aux 18ième et 19 ième siecles à travers la presse et les livres

La découverte du charbon dans le Nord (Par Turgan les grandes usines 1880)

En1700 on manquait de charbon dans le Nord de la France; de l'autre coté de la frontière on en regorgeait; mais comme on n'avait pas alors les traités de commerce d'aujourd'hui, et que la théorie du libre échange n'était pas inventée on trouva plus avantageux, on jugea même presque indispensable au point de vue de l'économie, de bruler du charbon national; je ne sais si le patriotisme y fut pour quelque chose. Or en ce pays plat du Hainaut, la frontière était une ligne conventionnelle, dont le tracé n'avait été subordonné à aucune considération géologique: en ce temps la le militaire primait l'industrie. C'est ce qui fit espérer que les richesses de nos voisins se pourraient trouver chez nous, et ce qui donna l'idée de les y chercher. La tâche était ingrate. Il se trouva cependant des hommes pour l'entreprendre. Les premières recherches furent faites par un habitant de Condé qui se nommait Désaubois. Le 8 mai 1717 il demanda, et obtint du roi Louis XV, la concession jusqu'en 1740 de l'exploitation des mines sur une étendue très considérable, et même un ~~industriel ou le banquier, qui tenterait une pareille aventure avec une concession de dix huit années? Mais l'étonnement que l'on éprouve fait place à l'admiration quand on les voit réussir. Ils ont donné la un des plus beaux exemples de ce que peuvent la volonté et l'énergie dans l'industrie. Le 24 juin 1734, le charbon gras fut trouvé à Anzin par un sieur Mathieu. On voit encore dans l'église de la commune un tombeau de cet ingénieur. Nota: Pierre Mathieu responsable du charbonnage du frère de Désandrouin à Lodelinsart traverse la frontière avec toute sa famille à la tête d'une vingtaine de jeunes gens recrutés à Charleroi ,Gilly,Lodelinsart,les Richir,Forir,Watelez que l'on va retrouver parmi les ancêtres de la famille Bruniau. Avec des ressources modestes,mais bien employées,dans un temps très court,eu égard surtout à l'imperfection des procédés,les puits se creusent,les eaux s'épuisent,les galeries se trainent sous terre à la recherche des veines, le charbon tombe sous le pic du mineur,est remonté à la surface du sol,se charge dans les bateaux que portent l'Escaut,la Scarpe et la Lys;partout c'est un va et vient d'ouvriers, de voitures,de charettes;on construit de toute part:tous les visages respirent la confiance et l'espoir. On attend, on tient enfin la richesse du pays. Hélas!on se laissait trop vite emporter par ses rêves. Précisément au moment où Pierre Taffin venait d'obtenir la prolongation de sa concession pour vingt nouvelles années, les seigneurs justiciers du Hainaut français, exhumant de vieux parchemins, firent valoir un droit régalien qui leur donnait sinon la propriété exclusive, du moins une part importante des richesses extraites du sein de la terre. Le coup était térrible, car les termes étaient formels, et des précédents même pouvaient être évoqués .Désandrouin et Taffin tombaient victimes de leurs propres succès; la jalousie qu'ils avaient fait naître les perdait. C'est en vain qu'ils proposèrent des transactions les plus avantageuses au prince de Croy et au marquis de Cernay:rien ne put les désarmer. Ce fut alors pendant quelques années une suite non interrompus de proces, de chicanes;toute entreprise était aussitôt arrêtées. Il fallut cêder. Le but que le prince de Croy poursuivait était de contraindre les concessionnaires de s'associer avec lui;et pour y parvenir il usa de toute la rigueur de ses droits;si bien qu'en 1757,fatigué de ces luttes de ces discussion continuelles,Taffin se décida à signer avec le prince de Croy et le marquis de Cernay un contrat de société;et c'est ce contrat qui régit encore aujourd'hui la compagnie d'Anzin léger secours en argent. Les premières tentatives ne réussirent qu'à moitié

La mine et les mineurs aux 18ième et 19 ième siecles à travers la presse et les livres
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La compagnie des mines d'Anzin

A la fin du 19ième siècle la compagnie compte 8 concessions, Vieux Condé, Fresnes, Raismes, Anzin, Saint Saulve~~C'est le 19 novembre 1757 au chateau de l'Hermitage à Condé sur Escaut qu'est crée la compagnie des mines d'Anzin par la fusion des interets rivaux. La constitution de cette société donna aux travaux un nouvel élan. On entra dans une ère de prospérité et de paix. Les associés réunissaient les qualités qu’il fallait pour réussir. A l’intelligence,à l’énergie des premiers concessionnaires,venait en aide la position élevée des nouveaux. On avait plus à se préoccuper sans cesse de renouveler une concession qui, fondée sur un droit d’un des associés, était par cela même perpétuelle .On pouvait travailler en vue de l’avenir, parce que cet avenir n’était pas limité à quelques mois. L’extraction allait en augmentant d’année en année, le nombre d’ouvriers se doublait bientôt, et les capitaux engagés donnaient de beaux revenus. On arriva ainsi jusqu’aux mauvais jours de la révolution. La compagnie courut les plus grands dangers. Ses principaux associés émigrèrent, le directeur dut prendre la fuite, on ferma les puits, on arrêta les travaux. La suspension dura trois ans. En 1795, après que par suite d’un arrangement avec les domaines, de nouveaux associés eurent acheté les parts confisquées, le travail reprit. En 1821,le décès de Scipion Perier met fin aux derniers vestiges de la gestion débonnaire de l’entreprise qui semblait prèvaloir jusque là. Les anciens cadres de la compagnie rescapés des temps héroiques ,souvent suspects de complaisances à l’égard des ouvriers ,sont les premiers à faire les frais de la reprises en main de l’entreprise par son frère Casimir. Plus tard on retrouva Adolphe Thiers Président de la république,le general chabaud Latour lui succéda .Après lui le fauteuil présidentiel fut occupé par le duc d’ Audiffret Pasquier. A la fin du 19 ième siècle la compagnie compte 8 concessions, Vieux Condé, Fresnes, Raismes, Anzin, Saint Saulve, Denain, Odomez, Hasnon. , Denain, Odomez, Hasnon.

En 1760 l'extraction à Anzin était de 110 000 T,1815 247 000T pour atteindre 2 012 035 en 1877.En un siècle on a extrait plus de 60 000 000 de tonnes. le volume formerait une couche de 0,15 m de hauteur sur 10 mètres faisant le tour de la terre .En 1756 la compagnie Desandrouin occupait 1500 ouvriers ,en 1790 la compagnie d'Anzin 4000, en 1850, 8000,en 1874 la compagnie emploie 15000 ouvriers. la production annuelle moyenne de l'ouvrier était de 60 T en 1775,90 T en 1845, 136 T en 11875

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La mine au siècle des lumière

(Encyclopédie Diderot d'Alembert)

~~ Jusque dans les années 1860 les hommes, les femmes, les enfants s'enterraient au moyen de hautes échelles. Ces échelles avaient les dimensions des échelles de couvreurs, entre 6 et 12 mètres de long, et l'aspect de troncs d'arbre à peine équarris. A cause de accidents du à la rupture du câble de descente et de remonte le passage par les puits était interdit par l’administration

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La légende de la découverte de la houille

(Le petit journal 1906)

~~En l'an 1198 il s'en fallait alors que Liège eût atteint le degré de prospérité auquel elle est arrivée depuis), un pauvre forgeron de la ville travaillait dans une rue obscure ou se trouvait placé son modeste établissement. Il battait le fer avec une grande ardeur, et la sueur lui coulait le long du visage. Un étranger qui passait par la, voyant l'activité du pauvre forgeron, s’arrêta pour le considérer. Cet étranger était un vieillard à la figure respectable, à la barbe et aux cheveux blancs. Il était vêtu d'un habit blanc comme ses cheveux. -Vous faites la un rude métier, dit-il au forgeron après un instant de réflexion; êtes-vous satisfait de ce qu'il vous rapporte? -Quel gain voulez vous que je fasse? répondit l'ouvrier en s'essuyant le front. Tout ce que je tire de mon travail,il faut que je l'employe à payer ce malheureux charbon qui me coute si cher. -Oui,reprit le passant,je vois que c'est du charbon fait avec du bois et qu'on vous apporte à grands frais des forêts voisines. -Je vous assure ,dit le forgeron,que c'est tout au plus si je gagne de quoi nourrir moi et ma pauvre famille . -Mais reprit le vieillard,si l'on vous donnait un charbon qui ne vous couterait rien que la peine de creuser un peu la terre où il est caché et de le prendre seriez-vous heureux? -Si je serais heureux! Répartit le forgeron en regardant l'étranger pour chercher où il voulait en venir. Eh bien!continua celui ci,écoutez ce que je vais vous dire,allez ici près au Flénu! Vous y avez passé souvent,sans doute,n'avez vous jamais remarqué une sorte de terre noire, mêlée en un certain endroit avec la terre ordinaire; prenez cette terre noire ,mettez y le feu,et vous n'aurez plus besoin d'autre charbon. Le forgeron ouvrit les grands yeux et crut d'abord que le vieil étranger voulait se moquer de lui;mais voyant son honnête et digne figure qui s'éloignait après lui avoir souhaité le bonsoir,il prit confiance,passa sa veste et s'en alla en toute hâte à Flénu. Là en examinant le sol,il en distingua en éffet,ce qui à quoi il n'avait jamais fait attention,des traces comme des veines d'une terre friable et noirâtre ,il en remplit son tablier et revint plein de contentement chez lui.Sa confiance ne fut point trompée;car à peine eut-il jeté dans le brasier une poignée de cette terre, qu’il vit s'enflammer et brûler avec un pétillement joyeux. Il venait de découvrir le charbon de terre. Transporté de plaisir,il courut faire part à ses voisins de ce qu'il lui était arrivé. Ceux ci, s’étant à leur tour convaincus de la vérité du fait, retournèrent au Flénu, qu’on appelait aussi Bienfait public, sans doute parce que c'était un terrain vague à tout le monde; et ayant fouillé cette terre noire ,ils y trouvèrent des pierres de même couleur, parfaitement propres à faire du feu. Je laisse à penser la réputation que cela fit dans la ville au forgeron qui avait indiqué cette mine précieuse. Il s'appelait Houloz. c'est de son nom qu'après le charbon de terre s'est appelé houille .L'extraction de la houille devint pour le pays de Liège une source de grandes richesses. Quand au bon vieillard qui le premier,en avait révélé l'existance richesses Houlloz et se mirent à sa recherche dans le désir de lui témoigner leur reconnaissance .Nul ne peut en donner desz nouvelles;il avait fui comme ces génies qu'i n'apparaissent qu'un instant pour faire le bien et disparaissent à jamais.

Première descente dans la mine

impression d'un galibot

Le petit journal 1906)


Dans nos régions minières,le houilleur est,des sa naissance, prédestiné à son sort. Jusqu'à 12 ans ,son enfance se passe à l'école,où on le remarque généralement affectueux et intelligent.au sortir de l'école on l'embauche à la mine comme galibot,c'est à dire apprenti mineur,la veste que les mineurs du Nord nomment jupon et le pentalon de toile serré à la cheville,le béguin qui enveloppe la tête,et par dessus lequel il coiffe la barette, le chapeau de cuir bouilli qui lui évitera les heurts contre les boisages et le plafond des tailles .Ainsi accoutré,il descend dans le trou noir et profond.Qelle est son impréssion première au seuil de ce monde d'épouvante,de ténèbres et de bruits,J'en interroge un au hazard,qui me répond:j'étais chétif,cadet d'une nombreuse et pauvre famille;il fallait gagner au plus vite,et me voila parti ma livrée était neuve;je portais,suspendue à ma ceinture ,avecl a gourde traditionnelle remplie de café,une malette bourrée de tartines et de pommes de terre. Mon grand frère me donnait la main.Nous marchines vite;mais,à mesure que je me rapprochais de la haute cheminée,j'éprouvais un sentiment inconnu qui me glaçait des pieds à la tête.C'était sans doute ce que l'on appelle le trac.J'arrivai au trou blémissant,et les hommes,pris de pitié en me voyant si blanc,m'offrirent une goutte de leur eau de vie pour me réconforter..Soudain la cloche sonne.Alerte!un grondement sinistre se produit sous le sol,les tacqueurs se précipitent,et la câge apparait.On y avait adapté ce jour là,un bac profond qui servait à remonter les eaux du puisard. Jamais je n'aurais osé mettre le pied sur cette chose branlante;brusquement mon frère m'enleva entre ses bras,se pencha sur l'abime et me laissa tomber dans la berline où je disparus;puis il prit place à côté de moi,portant les deux lampes.La cloche sonne de nouveau,et la cage s'ébranle.Ellle s'enfonçait dans le vide en ralant.je me sérrais contre mon frère,cherchant sa protection.Hélas n ous étions impuissants tous deux,et bien frêles dans cette horrible machine. Enfin nous arrivons;j'entendais parler autour de moi,mais je ne voyais rien encore.On me sotrtt de mon réduit;ma belle culotte était toute mouillée.des compagnons m'entouraient, empréssés et moqueurs. De loin, j'aperçus mon père et courus à lui en pleurant. comme aux nouvelles recrues, et selon la coutume,on me fit crier trois fois Adieu bon temps jecriais Lpus fort,me dit on Adieu,bon temps Ma voix se perdit dans le fracas: des chevaux arrivaient au galot,tirant un train de wagonnets remplis de houille .le porion passa m'assigna une tâche;je porterais aux mineurs les malettes de provisions et l'eau à boire. Je partis avec deux de me's compagnons;mais au moment de pénétrer dans les galerie s remplies d'ombre,je me retournais mon père m'appelait n'éteint pas ton quinquet,mon fieu.une fois lancé et mallgré l'éffroi de la première descente,le charbonnier s'habitue vite. novice il faisait des courses,transportait le bois nécéssaire aux échafaudages,mais rapidement la besogne se complique. Dans les galeries étroites où l'ouvrier perce le filon,il ramasse le chrbon tombé sous la pioche,le lance par lourdes pélletées,jusqu'à l'entrée du boyau o* le chargeur remplit les wagonnets.c'est un travail dangereus et pénible. La galerie en exploitation est basse:impossible de s'y tenir debout:penché pendant des heures,courbé ses reins endoloris,le houilleur souffre horriblement au début.Néanmoins ce métierlui plait. Malgré les ténèbres,les grèves,le grisou,il adore son métier.Et puis il y a le dimanche! le dimanche en pays houiller,est une fête de gaité.Le houilleur ne pense qu'a s'amuser .La journée, il va au tir à l'arc,au combat de coq. le soir, c'est le bal. Le bal est sa passion. Il s'y enivre de musique folâtre, saute évolue ,tourbillonne. Puis le temps des amours vient.Une idylle se noue entre lui et la fille de quelque houilleur,une tiote cafut,qui travaille au jour,car les femmes ne descendent plus dans les mines. Les noirs s'aiment entre eux; ils s'aiment très naivement et très fidelement,ils sentent autant que quiconque toutes les délicatesses de l'amour et de l'amitié. C'est la seule class de la société où les mariages d'argent sont inconnus. Ils s'aiment donc:et ils s'épousent, confiants dans l'avenir improbable;ils mettent ensemble leurs deux misères et leurs espoirs, jusqu'au jour, hélas où quelque catastrophe,ravageant les puits, anéanti en un instant leur fragile bonheur

La mine et les mineurs aux 18ième et 19 ième siecles à travers la presse et les livres

La vie du mineur

(Le petit journal 1906)

Quiconque a parcouru les centres miniers a pu les rencontrer souvent s »e rendant à la fosse oui bien en revenant, parfois seul parfois aussi par groupes de trois ou quatre. Les bras écartés , le buste légèrement ployé en avant par l’habitude qu’ile ont contractée de se coutber dans les galeries, ils vont d’un)pas lourd , les pieds nus souvent, dans d’épais sabots garnis de paille. Leur veste de toile, qu’ils désignent sous le nom de « jupon », flotte, serrée à la taille , sur le haut du pantalon, qu’une ficelle ferme aux chevilles pour empêcher la poussière de charbon de monter aux jambes. Ils sont coiffés d’une sorte de serre tête qu’ils nomment béguin, par-dessus lequel ils portent la barrette, chapeau de cuir bouilli auquel s’adapte la petite lampe à feu libre, qui ne devrait jamais ter employée que dans les grandes galeries où l’on est sûr de ne pas rencontrer de grisou. En bandoulière, la gourde de fer blanc , où il ils mettent généralement du café additionné de genièvre, et la malette , sac aux provisions , qu’au départ ils emportent plein de vivre. Quand la journée faite ,le mineur rentre au coron, son premier soin est généralement d’effacer les traves que le travail à laissé sur son visage et sur son corps. A cet effet, la ménagère fait chauffer sur le grand poêle flamand qui ronfle dans la pièce d’entrée de la maisonnette ,un immense chaudron d’eau qu’elle vide ensuite dans la cuvelle. L’homme y entre et procède au grand lavage de la tête aux pieds,à l’aide du savon noir. . C’est l’usage de ce savon qui décolore les cheveux des mineurs et leur donne ce ton blond filasse que les observateurs mal informés ont pris pour un signe d’origine gauloise. Parfois cependant, avant de songer à se débarrasser de la poussière de houille , le mineur éprouve le besoin de reprendre sa pipe, dont il a tét privé depuis la veille. C’est ainsi qu’on peut le voir, par les après midi d’été , accroupi dans une attitude qui lui est- particulière, et qu’il peut garder des heures entières ,sans fatigue fumer sa « boraine » au seuil de sa maison.. Ces maisons des mineurs , dont la réunion en petites cités porte le nom de coron, n’ont le plus souvent qu’un rez de chaussée comprenant deux pièces pavées de carrreaux rougesz soigneusement poudrés d »e sable blanc. Un jardin de deux ares environ précède chaque maisons . les compagnies louent ces habitations de 3.50 à 6 francs par mois, c'est-à-dire qu’un seul jour de salaire suffit au mineur pour payer son loyer. Ces corons ne sont point comme on se l’imagine volontiers , des cités de géhenne et de misère. Les dimanches ,les jours de fête, la plus franche jovialité y règne . c’est que ces jours là , le mineur s’éveille avec force plaisirs en perspective. Outre la bonne chère dont il n’est pas l’ennemi, loin de là, il se passionne volontiers pour des jeux et des spots qui, pour la plus part, sont particuliers à la population de nos houillères septentrionales. Ce sont les combats de coqs, que malgré la loi Grammont, on tolère dans toute la région, ety où les paris montent parfois à des chiffres qui surprennent dans le milieu ouvrier. Une foule de mineurs suit avec une véritable fièvre ces luttes de gallinacés ,certains ne se contentent pas de regarder et de parier ,ils s’improvisent éleveurs et font battre des coqs dont la valeur représente pour eux une semaine de salaire qu’un coup d’éperon malencontreux peut réduire à néant. Ce sont aussi les concours de chiens ratiers où l’on pparie avec non moins d’ardeur , et qui consistent ,à observer combien de temps mettra un bull dog, un griffon ou un fox terrier pour casser les reins à une demi douzaine de rats . Puis, ce sont les concours de pinsons , divertissement favori des mineurs et d’ailleurs beaucoup moins coûteux que les précédents. Dans chaque maison de mineur, on peut voir ,accrochée aumur une petite cage de forme étrange , montée sur de longs pieds. C’est la « gaîole » où vit le pinson. Car tout mineur qui se’ respecte possède un « pinson poseur », cest à dire aveugle et capable de prend part au concours. Ces assaut de chants de p_insons ont lieu dans nos communes septentrionales en mars ,avril, mai, et juin. Les cages sont suspendues au mur , et devant chacune d’elles, se tient un juré qui une règle carrée d’une main, un morceau de craie de l’autre , marque les coups de chant de l’oiseau . la palme revient au pinson qui en un temps donné, aura de son gosier fléxible , lancé le plus de « rou tiou tiou pit chouit » . Ce sont là semble t’il , des amusement puérils. On ne saurait croire cependant quelle importance y attachent nos mineurs la lute d’amour propre est elle qu’on en a vu qui de dépit, tuaient le malheureux oiseau parce qu’il n’avait pas chanté . Quant au prix qu’ils mettent à la possession d’un bon pinson, il s’élève souvent jusqu’à cinquante, soixante et même cent francs. En été, le mineur se montre partisan des jeux de pleins air Il « chole » le dimanche par les plaintes, cest à dire qu’il s’exerce au jeu que nos aïeux appelaient la « soule », qu’on nomme à présent dans le Nord la « cholettte », et qui consiste à lancer vers un but déterminé une petite boule en cornouiller, au moyen d’une crosse d’acier fixée au bout d’unf^t de jeune frène. Ou bien encore , il joue à la balle ,sorte de paume spéciale à la région, ou la raquette est remplacée par dees

les personnel des mineurs

rapport  présenté à Monsieur le ministre des travaux publics-Annales des mines  pour 1881

En 18/81 111136 ouvriers sont employés dans les houilles françaises
Un peu plus du tiers est employé au fond 76982 dont 5251 garçons âgés de 12 ans et moins de 16 ans
34335 sont employés au jour dont 284*9 garçons et filles,environ 400 femmes
Enh tout il y a 8100 enfants employés dans les charbonnages
Sui 100 ouvriers pour l'ensembles des charbonnages
Hommesz 89,1
femmes 3,6
enfants 7,9
Pour le Pas de Calais
17615 hommes et 2155 enfants travaillent au fond,5007 hommes,303 enfants,725 femmes au jour
Pour le Nord
13420 hommes , 2128 enfants sont emplyés au fond
En surface 3107 hommes, 158 enfants, 421 femmes sont employés au jour
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

 

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Les enfants dans les mines

Les enfants très jeunes de 8 à 15 ans sont employés dans les mines . dans le registre des mineurs de Fresnes sur Escaut(1760-1820) sur 802 mineurs recensés on trouve un enfant de 8 ans jean Baptiste Commane qui a débuté en 1770,16 de 9 ans,64 ont débuté à l’âge d
e 10 ans ,la majorité

 En 1841 le 22 mars le roi Louis-Philippe promulguait une loi relatives au travail des enfants employés dans les manufactures, usines et ateliers qui disait en substance que pour être admis à travailler les enfants devaient avoir au moins 8 ans. Que de 8 à 12 ans ils ne ^pouvaient travailler plus de 8 heures sur 24 ,divisées par un repos Que de 12 à 16 ans , la durée effective ne pouvait excéder plus de 12 heures sur 24 avec un repos. Ces périodes de travail ne pouvait se situer en dehors de la période journalière, s’étendant de 5 heures du matin à 9 heures du soir , en dehors de ces horaires ,l’on était dans la période de nuit, qui est interdit pour tous les enfants en dessous de 13 ans. Cette loi n’est pas respectée : Dans la nuit du 18 au 19 novembre , à une heure du matin un incendie se déclare au fond de la fosse du n°1 de la concession de Bully-Grenay(Compagnie des mines de Béthune) . On déplore 19 victimes dont 13 enfants de 9 à 17 ans filles et garçons Dans le rapport du juge de Paix on peut lire On dit que parmi les ouvriers de la fosse à charbon , se trouve un assez grand nombre d’enfants de 10 à 13 ans qui descendent le soir, passent toute la nuit jusqu’à 13 heures consécutives à travailler, ayant les pieds dans l’eau boueuse. Il est également constaté que des femmes et des jeunes filles , vêtues de costumes de mineurs viennent accroitre le personnel de la fosse N° 1 Devant les nombreux abus constatés, les députés votent le 19 mai 1874 une loi interdisant le travail souterrain aux enfant de moins de 12 ans et aux femmes. L’âge minimum d’admission dans les mines est de 12 ans. L’emploi des enfants de 12 à 13 ans n’est permis que s’ils sont munis de certificat d’étude primaire. Ce qui n’est pas appliqué, mon grand père ne savait ni lire et écrire à été embauché en 1892 à l’âge de 12 ans., et sur la production d’un certificat médical constatant que l’enfant est apte au travail on le destine. Maximum de durée du travail 1er enfant de 12 à 16 ans Maximum de durée de travail par jour : huit heures, non compris la descente, ni la remontée, ni les repos. 2 Enfants de 16 à 18 ans et femmes Maximum de durée de travail par jour dix heures, non compris la descente, ni la remontée, ni les repos. Ouvriers adultes de plus de 18 ans S’ils travaillent avec des protejées, dix heures, s’ils travaillent seuls douze heures

La mine et les mineurs aux 18ième et 19 ième siecles à travers la presse et les livres
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Les femmes dans les mines

La mine et les mineurs aux 18ième et 19 ième siecles à travers la presse et les livres
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Les grèves

(Le Nord d'hier et de demain,Pierre Pierrard)

L’histoire des mineurs du Nord est jalonnée de grève souvent brutales, véritables soupapes de sécurité pour une population soumise aux lois implacables de la productivité . L’émeute des quatre sous à anzin, en mai 1833, est une véritable explosion de la misère provoquée par la réduction de 34 à 30 sous du salaire journalier. En 1845, la grève des hercheurs que pour un salaire identique on veut obliger à pousser des berlines plus lourde, sur une distance plus considérable . En février, mars 1848, grève à la compgnie d’anzin, les revendications des mineurs portant sur trois points , plus de chevaux au fond, ces chevaux qui remplaçaient avantageusement les galibots , augmentation de 20 pour cent des salaires ,règlement des quinzaines aux mêmes dates qu’autrefois. Ce mouvement présente des caractères nouveaux, car cette fois les meneurs qui inspirent la formation d’associations, ouvrières et plusieurs tel jean baptiste Laurent dit « grand yeux » seront expulsés du territoire ou emprisonnés après le 2 décembre 1851,s’inspirent d’un idéal républicain et même socialiste. En mars 1862, à Anzin toujours la compagnie ayant réduit les salaires en augmentant les tâches , les ouvriers de la fosse Thiers noient la chaudière pour arrêter le travail ,la troupe intervient,25 mineurs de Fresnes et Vieux Condé seront condamnés à la prison (de 15 jours à 6 mois). En octobre 1866 scénaroi semblable , mais cette fois le sous préfet de Valenciennes fait envoyés à Saint Vaast deux canons pour protéger les bons et terrifier les méchants, au tribunal correctionnel où 28 mineurs sont jugés, leur avocat , Foucart accuse la Compagnie des les « tenir sous la main ». ils n’en seront pas moins condamnés , L’Empereur intervenant ultérieurement pour une réduction de peine . La grève la plus célèbre , celle que Zola a immortalisée dans Germinal, est incontestablement celle qui durant 56 jours du 21 février au 17 avril 1884 , mobilisa les 14000 ouvriers de la Compagnie d’Anzin . Grève capitale non seulement par sa violence et son ampleur mais aussi par le fait que grâce à Emile Basly (1854-1928),organisateur et animateur de la Chambre syndicale des mineurs du nord et tout comme son alter égo Arthur Lamendin (1852-1920), futur député socialiste du Pas de Calais, des problèmes fondamentaux sont abordés, journée de 8 heures , aabolition du marchandage , création d’une caisse de secours et de retraite pour tous, révision de la politique du logement. En octobre 1889 , nouvelles grèves dans trois houillères , les salaires annuels n’ayant augmentés que de 9% (1036 à 1110f) en 5 ans alors que la production par homme est passée de 216 à 279 tonnes et que les dividendes des actionnaires ont décuplés. A la longue, l’action ouvrière et syndicale aboutit à des mesures législatives , telle laloi de 1892 qui interdit le travail des femmes et des filles au fond,qui vont humaniser le travail et la vie quotidienne du mineur. Il n’empêche qu’une grève est toujours une épreuve. D’abord ,parce qu’elle est déclenchée à la suite d’un malheur ou d’une injustice . La preuve c’est que le cri qui ouvre la grève n’est pas « vive la grève » qui est interdit mais « Ahè ! Ahé », onomatopée qui évoque les ahans des mineurs au travail . La grève pour peu qu’elle se prolonge c’est aussi la faim à la maison, la peur parce que la troupe est hostile et dure et par ce que les lendemains peuvent se solder par des échecs, des arrestations ou des expulsions, comme il arriva à Basly, Etienne Lantier de Germinal.

La grève d'Anzin

L'ami du peuple 1883


 La grève qui s’est produite il y a trois semaines environ aux mines d’Anzin a pris naissance, on le sait, à propos d’une mesure adoptée par la Compagnie. Celle-ci a pensé qu’il y avait intérêt pour elle à supprimer les ouvriers raccomodeurs et à donner le travail qui leur était dévolu, l’entretien des galeries de herchage, aux ouvriers employés à la taille du charbon. Les mineurs n’ont voulu accepté ce renvoi ni la charge qui en était pour eux la conséquence. Aucun trouble n’a eu lieu jusqu’ici. Le préfet et le sous préfet sont intervenus pour amener une entente.. mais à la tournure qu’ont prises les choses, il ne parait pas que cette entente doive être prochaine . L’ouvrier raccomodeur dans les mines est celui qui prépare la voie ferrée souterraine. Armé de sa hachette , il débite les traverses à la longueur voulue . quant à celui qu’on appelle le piqueur armé d’un pic et quelque fois couché sur le dos ou sur le côté, il procède à l’abattage de la houille ou du rocher ,que le mineur proprement dit est chargé de faire sauter par la mine ,lorsqu’il est trop dur.

La mine et les mineurs aux 18ième et 19 ième siecles à travers la presse et les livres
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Denain ville minière

(Denain et l'Ostrevant,André Jurénil)

L'année 1826 est une dâte critique pour Denain: on y recherchait le charbon,déja en 1776 ,les dames chanoinesses de Denain avaient consenti à ce que l'on fit des fouilles dans leur domaine pour tenter d'y découvrir du charbon. En 1824 le charbon était découvert à Abscon. Or les les recherches reprises à Denain le 4 septembre 1826 devaient réussir,et comme conséquence le petit village allait subir une transformation totale par suite de la réussite des travaux. L'épaisseur des morts terrains (terrain de formation posterieure aux terrains houillers et de 70 à100 mètres à Denain Les alluvions ont une épaisseur qui parfois atteint 13 mètres ,puis vient l'étage inferieur du terrain tertiaire ,composé de sables argileux et l'on voit des bancs de grès ,des sables verts,des bancs d'argile ,il ne dépasse pas 15 mètres et parfois fait défaut en plusieurs points. ensuite vient les roches calcaires,où l'on rencontre des nappes d'eau,les niveaux que l'on doit traverser par des procédés mécaniques ingénieux et variés. on se sert d'un cuvelage dont on établi la base sur les roches trés argileuses compactes , complètement imperméables ,que les mineurs appellent dièves, leur épaisseur peut atteindre 50 mètres,est en moyenne de 15 à 20 mètres. On trouve encore le totia, conglomérat à pâte calcaire ,sorte d'assise presque informe dont l'épaisseur à peut prés constante est de 2 à 3 mètres. on rencontre aussi entre Anzin et Denain,le torrent,sorte de lac d'eau salée reposant sur le terrain houiller:il s'étend de l'ouest à l'est sur 4000 mètres. c'est entre les roches de schistes ,de grès ou cuerelle ,où elle se. trouve enfermée entre le mur et le topit que le 30 mars 1828 on découvrit la houille à Denain. Pour les recherches on fait appel aux mineurs de Fresnes sur Escaut. Louis joseph Bruniau, Gaspar Joseph Blottiau , Benoit Maréchal quittent Fresnes sur Escaut pour s'établir à Denain. On donne le nom de Villars à la première fosse qui devait produire 800 tonnes de charbon par jour et nécessiter la présence de 800 ouvriers au fond et 140 au jour,ce qui représente un groupement de mineurs supérieur à la population de Denain au début du siècle. Les chemins de fer n'existaient pas au moment de la création de cette fosse ,et les grosse expéditions se faisaient par bateaux. on creusa donc par la suite de grands bassions et un bras de canal appelé gare d'eau qui se rattache à l'Escaut et donne à cet endroit le véritable aspect d'un port. dans les dernières années du XiX siecle 600000 tonnes de charbon par an sont envoyées par eau contre 330000 tonnes par chemin de fer. Les moyens de chargement se perfectionnent ,on établit une centrale électrique auprès des fours à coke de turenne. La concession dite de Denain devaient etre concédée en 1831 et successivement de 1828 à 1853. Quatorze autres fosses devaient être ouvertes sur le territoire de Denain. c'est ainsi que l'on creuse la fosse Turenne en août 1828,Bayard juin 1829,Jean Bart mai 1831, Mathilde juillet 1831,Orléans mai 1832,,Napoléon août 1833, Belle Vue août 1834, Casimir mars 1835,Renard octobre 1836, Joseph Perrier août 1841,Ernestine juin 1841, Chabaud Latour mai 1842, LeBret août 1849,l'enclos septembre 1853.La fosse Renard la dernière en activité fermera en 1948 .Au total on aura extrait plus de 34 millons de tonnes de charbon à Denain La population de Denains'accroit rapidement. le village qui comptait 927 habitants en 1800,passe à 1601 habitands en 1831, 3200 en 1836 pour atteindre23204 habitants en 1901. Pour loger tous ses nouveaux habitants on construit des corons ,Villars où habitent Joseph Bruniau, Gaspar Blottiau, Benoit Maréchal. Chaque nouveau puit de mine aura son coron. Quartier Villars où habitat louis Joseph Bruniau et est né Jules Bruniau

La mine et les mineurs aux 18ième et 19 ième siecles à travers la presse et les livres
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Adolphe Thiers fait visiter Denain à un journaliste

(Louis Reybaud,la revues des deux mondes 1871


~~Peu de mois avant les derniers évènements ,je m’étais rendu à Anzin sur l’invitation du conseil de la compagnie que présidait alors M Thiers. C’était vers le milieu de juillet l’une des dates où chaque année les six membres de ce conseil se donnent rendez vous dans la maison de régie . J’y trouvai réunis avec leur président le général Chabaud le Tour ,M Casimir Perrier et M Lambrecht , que nous venons de perdre. Pendant trois jours , je fus leur hôte et dans une certaine mesure identifié à leur travaux. Il s’agissait pour eux d’une inspection périodique, pour moi d’une étude sur cette exploitation de mines qui n’a point d’égale en France pour les proportions , rien d’analogue nulle part pour le régime . On devine l’interet que je dus prendre à une reconnaissance faite dans ces conditions . Avec le concours du directeur général ,M de Marsilly , nous vîmes successivement le puits d’extraction et le port d’embarquement de Denain, des maisons d’ouvriers d’un nouveau modèle qui étaient alors en construction , une fabrique d’agglomérés où les débris et la poussière du charbon sont convertis en briquettes au moyen d’appareils ingénieux , enfin de vastes ateliers de construction montées de manière à pourvoir tous les rechanges , depuis le clou jusqu'à une machine . Dans ce long itinéraire , M Thiers ne quitta pas un instant la partie et se montra,  le plus alerte de nous ,ayant ici un ordre à donner , là un mot à dire sur les points essentiels. Il prenait goût à sa tâche et en donnait le goût. Le lendemain , il fit mieux encore ; il compléta et anima par des explications ce qui la veille avait passé sous nos yeux . dans une conférence de trois heures , il nous raconta à grands traits et avec son incomparable clarté l’histoire d’Anzin ,les humbles commencements , les procès , les accidents souterrains , les vicissitudes politiques de l’entreprise , d’où elle n’était sortie que parce que ,étant bonne en elle-même , elle avait été en outre simplement sagement et honnêtement conduite                                                                             Nota :Adolphe Thiers , 1797- 1877.premier président de la troisième république

La mine et les mineurs aux 18ième et 19 ième siecles à travers la presse et les livres

Ascendants mineurs de Laurence,Laurent, Clément,Adrien,Arsene

Jacques Joseph Bruneau quitte Bruille sur Escaut où il est né vers 1717 et a épousé Marguerite Dubois.Il s'installe à Fresnes sur Escaut avant 1757 où naitront ses 4 enfants. il entrera comme charbonnier et décèdera à l'âge de 60 ans. Durant 5 générations ses descendants seront mineurs de pères en fils. Il faudra la première guerre mondiale pour que s'arrette cette olngue lignée de mineurs. A la déclaration de la geurre les trois fils de Jules Bruniau sont mineurs comme leur père. Jules sera porté disparu à Anthée en Belgique le 23 août 1914, Henri sera tué à Berry au Bac le 15 cotobre 1914 et François sera bléssé le 18 octobre 1918 à Marles.

 Pierre Joseph Bruniau voit le jour à Fresnes sur Escaut le 13 septembre 1760. Comme son père il sera ouvrier aux mines à Fresnes sur Escaut où il entrera vers 1770.Il se marie avec Julie Joseph Coroene la petite fille de Feulien Watelez venu de Gilly en Belgique vers 1725. ce couple aura 8 enfants dont Marie Joseph Bruniau la mère de Louis Joseph Bruniau né de père inconnu.Pierre Joseph décède à Fresnes sur Escaut le 21 juillet 1823 à l'âge de 63 ans.                                                                                                                                          

 Louis Joseph Bruniau né de père inconnu le 14 novembre 1806 Fresnes sur Escaut.Il est le fils de Marie Joseph Bruniau journalière. Il débute comme charbonnier vers 1816 à Fresnes sur Escaut avant de partir à Denain où s'ouvre la première mine en 1826, la fosse Villars. Il s'installe quartier Villars et se marie à Denain le 19 août 1844 avec Ursule Blottiau. Il décède à Denain le mardi 31 mai 1881 à l'âge de 75 ans                                              

 Jules Bruniau nait à Denain 27 décembre 1858 quartier Villars Il est le fils de Louis Joseph Bruniau et de Ursule Blotttiau. Après avoir travaillé à la fosse Villars vers 1870, qui ferme en 1875 il descend à la fosse Renard qui ouvre en 1836. c'est dans cette fosse qu'Emile Zola descendit pour écrire Germinal..Il s'unit à Flavie Maréchal le 5 septembre 1881.il décède à Denain le dimanche 3 avril 1949 à l'âge de 90 ans 

François bruniau né à Denain le 16 mars 1888 quartier Villars.Il entre à la mine en1900.De 1909 à 1911 il fait son service militaire chez les hussards. à son retour il retourne à la mine jusqu'en août 1914,où il est mobilisé.Le30mars 1912 il s'unit avec Berthe Lys,trieuse de charbon. En 1917 il est retiré du front pour être envoyé dans les mines en arriere du front. Le 19 octobre 1918 il est bléssé par une bombe d'avion.Il perd son pouce et 3 doigts de sa main droite. Il ne pourra retourner à la mine et est embauché comme concierge à l'abattoir de Denain. Avec lui se termine la longue tradition des mineurs de père en fils.Il décède le 13 décembre 1952 à l'âge de 61 ans

.Berhe Lys née le 17 mars 1891,décédée à denain le 30 octobre 1971 à l'âge de 81 ans.Elle sera trieuse de charbon et s'unira avec François Bruniau.                               

 Louis Joseph Blottiau né vers 1718 à Escautpont. Entre à la mine à Fresnes sur Escaut à un dâte inconnue. il se marie une 1rer fois avec Jeanne Joseph Dartoie et une seconde fois avec Marie Barbe Gaillard de Bruille sur Escaut.IL décède à Fresnes sur Escaut le 6 janvier 1784 à l'âge de 64 ans.

 Pierre Joseph Blottiau né à Fresnes sur Escaut le 27 février 1763,fils de Louis Joseph Blottiau et Marie Barbe Gaillard.Il entre comme demy hercheu à la fosse de Fresnes sur Escaut à l'âge de 14 ans.Il sera hercheu plein en1781. il sort en 1792 et rentre en 1796.Il sera coupeur de mur et garde en 1813. Il s'unit avec Rosalie Richir native de Gilly Belgique le 8 août 1785.Il décède à Fresnes sur Escaut le 7 septembre 1831à l'âge de 68 ans.

Gaspar Joseph Blottiau né le 13 octobre 1789 à Fresnes sur Escaut.il entre à la mine en 1801 à l'âge de 12 ans. Il sera tour à tour demi hercheu,ercheu plein en 1811. Entre 1812 et 1814 il est soldat.Il rentre en 1814 comme hercheu. il quitte Fresnes sur escaut en 1824 et part à Denain où il décède le 1 mars 1851 à l'âge de 61 ans.

 Cornil Richir né vers 1729 à Gilly en Belgique,arrive à Fresnes sur Escaut en 1750 pour travailler à la mine. il épouse Marie Leleu d'Onnaing le 5 août 1752.Il décède à Fresnes sur Escaut le 10 février 1776 à l'âge de 47 ans,surement un accident de la mine.Les Richir originaires de Gilly sont présents dans les mines dès le milieu du 17ième siecle, vers 1650 Jacques Richir est parçonnier de la veine "La Vonie " à Gilly. En 1724 Rémy Richir natif de Gilly en 1699 se marie en 1724 à Herdinghem près de Boulogne où Desandrouain exploite des mines et vient avant 1728 à Fresnes sur Escaut où il décède en 1778.

 Jean François Hiernaux né vers 1709 à Lodelinsart en Belgique. Il arrive Condé en 1741.charbonnier, rivageur,il s'unit avec Hotton native d'Harchies en Belgique le 7 octobre 1749 à vieux Condé où il décède le 10 juillet 1765 à l'âge de 56 ans peut etre dans un accident..

Feullien Watelez né vers 1703 à Gilly. il épouse Marie Barbe Robert native de Gilly à Fresnes sur Escaut le 17 juin 1737. ouvrier aux fosses a dut faire parti des ouvriers venus avec Pierre Mathieu. Il décède à Fresnes sur Escaut le 5 mai 1747 à l'âge de 44 ans surement dans un accident de la mine

Hubert Brique né vers 1711 à Condé sur Escaut. Charbonnier à Hergnies où il décède le 18 mai 1771 à l'âge de 60 ans. Il épouse à Hergnies Marie Michelle Motuel le 30 avril 1737

.Pierre Maréchal né le 13 septembre 1744 à Fresnes sur Escaut,ouvrier aux fosses il épouse Marie Canon.Il décède en 1793 à Fresnes sur Escaut à l'âge de 49 ans probablement dans un accident de la mine

Benoit Maréchal né à Fresnes sur Escaut le 14 septembre 1777. il entre aux fosses de Fresnes sur Escaut en 1786 à l'âge de 9 ans. il sera tour à tour galibot racomodeux, demy ercheu,hercheu plain,mineur.parti en l'an 12 revenu en l'an 1811 comme ouvrier à la veine. Qualifié de mauvais sujet pour la compagnie. il part à Denain avant 1830 pour la fosse Villars qui vient d'ouvrir.Il meurt à Denain le 23 janvier 1854 à l'âge de 77 ans.

Georges Joseph Caziez né vers 1732 ouvrier aux fosses de Fresnes sur Escaut il épouse Maria Richir dont la famille est originaire de Gilly en Belgique .Il décède à Fresnes sur Escaut le 8 novembre 1793 à l'âge de 61 ans,

Jean Jacques Canon,charbonnier à Stambruges en Belgique

Jean Baptiste Coroenne né le 23 octobre 1737 à Fresnes sur Escaut. ouvrier aux mines.il épouse Marie Watelez native de Gilly en Belgique. il décède en 1799 à Fresnes sur Escaut âgé de 62 ans.

Emmanuel Froment né à Louvignies Le Quesnoy le 7 septembre 1812.mineur à Hergnies où il épouse Victoire Baye le 7 janvier 1837.Il décède à denain le 13 avril 1876 à l'âge de 63 ans

Jean Froment né le 4 août 1837 à Hergnies. Mineur à Hergnies puis Denain où il décède le 17 janvier 1922 à l'âge de 85 ans.sa fille décédée en 1919 de la grippe espagnole repose dans le caveau familial Bruniau Lys.

Jean Roussel né le 12 mars 1792 à Somain charbonnier,Somain puis Denain à partir de 1814.Il épouse Florentine Griffon le 2 juin 1813 à Somain.Il décède ?

Joesph Baye né le 4 août 1778 à Fresnes sur Escaut,charbonnier.Il épouse Victoire Moriaux le 14 septembre 1811 à Vieux Condé. Il décède?

Théophile Copin né le 25 avril 1861 à Sauchy Cauchy .Il épouse Emerence Cauderlier le 9 juin 18 à Denain. Mineur à la fosse de la Belle Vue à Denain. Il décède à Denain le ?

Pierre Cauderlier né le 30 mars 1822 à Aniche.Il épouse Elisabeth Célisse le 30 mars 1847 à Denain. Ouvrier mineur à Aniche ensuite à la fosse Bellevue à Denain.Il décède à Denain le?

Pierre Cambien né vers 1727. Il se marie avec Marie Forir. Il décède avant le 19 novembre 1793 à l'âge de 66 ans

Florent Cambien né vers 1766 à Fresnes sur Escaut.Il entre à la mine le 15 avril 1776,il est âgé de 10 ans.Il sera tour à tour,galibot racomodeux,ercheu plein en 1780,mineur en 1786,racomodeux en 1808. Dedans la révolution i l se comporte bien envers la compagnie.Il se marie averc Natalie Caziez journalière le 19 novembre 1793. Il décède à Fresnes sur Escaut le 29 novembre 1809 après 33 années au fond .

Constant Célisse né le 29 novembre 1790 à Aniche. Mineur à Aniche,il épouse Agnès Constant le 2 mai 1815 à aniche.il décède ?

Etienne Constant né vers 1760. Ouvrier aux fosses Dampremy, Charleroi en Belgique, ensuite mineur à Aniche à partir de 1785 où il épouse le 27 novembre 1787 Bernardine Monchecourt. Il décède ? 

Joseph Balet né le 24 décembre 1881 à Etaves et Bocquiaux dans l'Aine. Il quitte Bohain dans l'Aisne pour Escaudain où il est embauché comme maréchal à la fosse Audifret Pasquier. A la déclaration de la guerre 14 18 il est incorporé dans un régiment d'artillerie lourde. en 1917 il est rétiré de son régiment pour être envoyé dans les mines de la Grande Combe à La Levade dans le Gard. Démobilisé il revient à Escaudain à la fosse Audifret Pasquier où il décède le 7 janvier 1931 dans un accident à l'âge de 50 ans.

Philippe Gustave FIevez né le 14 juin 1882 à Paillencourt. Il débute à 12 ans à la mine de Neuville sur Escaut. De' 1906 à 1912 il sera mineur à Lourches.De 1912 à 1913 on le retrouve à la fosse de Desesvalle à Somain A partir de 1913 il travaille à la fosse Agache de Fenain où il prendra sa retraite en 1936. Il décède à Wandignies Hamage le 19 février 1955 de la silicose.

Jean Baptiste Hue né le 27 mars 1883 à Fontaine Notre Dame. Il épouse Hermence Choain le 31 mars 1851 à Escaudoeuvres. Il sera tour à tour charpentier,menuisier,débitant de boissons. Au recensement de 1906 à lourches il apparait comme retrité mineur. il décède à lourches le 26 décembre 1912

 

La mine et les mineurs aux 18ième et 19 ième siecles à travers la presse et les livres
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Souvenirs des années soixante à travers les livres et la presse